COMMEUNSEULHOMME : retour sur 99 jours de navigation exaltants !

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COMMEUNSEULHOMME : retour sur 99 jours de navigation exaltants !
Quelques jours après l'arrivée d'Eric Bellion et de son IMOCA COMMEUNSEULHOMME aux Sables d'Olonne, revivons ensemble cette formidable traversée et les différentes étapes qui l'ont ponctuée ! 

Il y a 4 mois de cela, on se souvient encore de la première dépression qu’avait dû affronter Eric Bellion après 15 jours de course fébriles, l’anticyclone de Saint Hélène. Il avait usé le moral de notre marin et augmenté un peu plus encore son appréhension devant cette course folle qui l’attendait !
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C’est après avoir franchi le Cap de Bonne Espérance, qu’Eric a lui aussi viré de cap moralement et commencé à prendre plaisir à naviguer tout en se « détachant de la compétition ». Le 6 décembre, alors que tout va bien à bord, gros coup dur pour Eric : l’avarie de son safran tribord ! COMMEUNSEULHOMME s’est couché dans une rafale de 50 nœuds, vrillant sous le choc, la mèche en carbone de son safran. Après 8 heures et sans rien lâché, Eric arrive à le remplacer grâce aux précieux conseils de son équipe technique à terre ; « Mission accomplie, c’est un miracle » commente-t-il quelques minutes plus tard.

Le cap Leuwin dans son viseur, il reprend la course à vive allure, plus motivé que jamais, même si la fatigue stigmatise son visage. Les mers du Sud appelées aussi « l’Everest des mers » se méritent et Eric va en payer les frais le 16 décembre. Il entre dans une des plus grosses dépressions de ce Vendée Globe avec des vents de 60 nœuds (120 km/h) à la longitude des Kerguelen ; le bateau se couche à nouveau mais cette fois-ci sans casse majeure ! Sorti de cette mer agitée, c’est au son de « Drown Under » de Men At Work et exultant de joie qu’Eric franchît le Cap Leuwin, le seul qu’il n’avait jamais passé dans sa vie de marin, le 20 décembre !

Au Sud de la Tasmanie, le 24 décembre, Eric retrouve Alan Roura (La Fabrique) et Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager – Team Ireland) et entonnent ensemble le célèbre « Petit Papaaaa Noël », vidéo qui a fait le tour du web avec pas moins de 400 000 vues sur les réseaux sociaux.

Ce moment d’anthologie marque aussi la montée du navigateur à la 10ème place du classement ; « C’est hallucinant, je ne l’ai pas cherché et je ne le cherche toujours pas » s’étonne Eric !

Les fêtes de fin d’année ont décidément été clémentes pour notre jeune marin car le 31 décembre, Le Parisien / Aujourd’hui en France sacrent Eric Bellion « Héros de l’Année 2016 » et pour cause ! Avec une course pareille et un message fort sur la diversité humaine, qu’Eric n’oublie pas de rappeler dès qu’il le peut, ce titre, il le mérite amplement. « Je suis très touché, c’est une très belle reconnaissance à laquelle je ne m’attendais évidemment pas. C’est ici la sincérité qui prime plus que la notoriété et ça lui donne encore plus de valeur à mes yeux […]. » réagit-il à distance.

Le 10 janvier, à l’approche du Cap Horn et après des jours de navigation idylliques, Eric se fait rappeler à l’ordre par une nouvelle tempête d’averses de grêle, de grains violents et de vagues puissantes ; « la fessée patagonne » comme il l’appelle. Pour autant, il franchira ce fameux cap le lendemain en 9ème place gagnant ainsi huit places depuis son passage du Cap Leuwin !

L’après Horn fut délicat pour Eric, qui étonnamment a du mal à reprendre ses marques dans l’Atlantique Sud, mer pourtant plus calme… trop calme justement ; « Je crois que je préfère la tempête à la pétole. Ça fait 10 jours que j’ai des conditions difficiles, avec beaucoup de pétole et des grains. Cette nuit, je me suis battu avec du vent allant de zéro à 24 nœuds. Je ne sais plus où j’habite. […] J’ai la nostalgie du sud car au moins là-bas, on sait ce qu’on a » déclare-t-il à bout de patience à l’approche des côtés brésiliennes.

Le 19 janvier à 16h37, Armel Le Cléac’h arrivait aux Sables d’Olonne, redonnant à Eric une envie folle de retrouver lui aussi les terres vendéennes qu’il avait quitté 3 mois plus tôt. Malgré une mer inégale et deux dépressions à venir, Eric a su écouter son intuition et ne prendre aucun risque, changeant de cap au dernier moment pour éviter le plus fort de la dépression à l’approche de Cap Finisterre, lui faisant néanmoins perdre 3 jours sur la ligne d’arrivée ; « J’ai encore une dépression à négocier et je ne pense pas à l’arrivée. Je veux juste passer la nuit. Les Sables d’Olonne sont à des années lumières ! ».

A des années lumières ? Plus du tout ! Cette formidable aventure, Eric Bellion, pour rappel, l’a bouclé en 99 jours,  17h58, 56 minutes et 20 secondes de course. Mais ce Vendée Globe ne vient pas pour autant marquer la fin du projet COMMEUNSEULHOMME. A quai, Eric a déjà bien d’autres projets en tête pour continuer de promouvoir la différence … mais attention pas de second Vendée Globe, ça il le sait déjà !

#EricTesPasToutSeul @Comme1SeulHomme